Allianz
Belgique.
Création de l’application mobile grand public — penser l’assurance non comme un contrat, mais comme un écosystème quotidien de proximité, d’anticipation et de soin.
« Ne pas concevoir une application d’assurance, mais un compagnon de tranquillité quotidienne — qui anticipe, accompagne et rassure, au-delà du seul moment du sinistre. »
Allianz Belgique souhaitait doter ses assurés d’une application qui rompe avec la logique transactionnelle des outils assurantiels — où l’on ouvre l’app uniquement quand un drame survient.
L’ambition était de construire un véritable écosystème : un espace où le courtier reste central, où les sinistres se déclarent en quelques tapes, où l’on peut documenter ses biens avant qu’il ne soit trop tard, et où l’assistance n’est jamais à plus d’un clic.
Mon approche s’est concentrée sur la création d’un produit pluriel — dix modules fonctionnels reliés par une grammaire de design unifiée — capable d’accompagner l’assuré dans la durée, et pas seulement dans l’urgence.
Trois points de friction
identifiés.
Sans usage récurrent, une app d’assurance reste invisible jusqu’au sinistre — moment où sa courbe d’apprentissage devient un fardeau supplémentaire. L’enjeu était de créer des raisons d’ouvrir l’app avant qu’un drame ne survienne.
En Belgique, le courtier reste la relation centrale entre assureur et assuré. Le digitaliser sans le marginaliser, l’intégrer comme un acteur fort de l’app sans casser la relation humaine, était un équilibre délicat à trouver.
Connexion, contrats, sinistres, courtier, assistance, entretien, SafeBox, notifications, géolocalisation, Verisure : autant de logiques métier, de tunnels et d’urgences différentes. Faire tenir tout cela dans un produit lisible était le défi de conception majeur.
Une démarche
en 4 temps.
Entretiens avec des assurés (sinistrés récents, souscripteurs, churners), shadowing de courtiers en agence, analyse des moments de vérité du cycle assurantiel belge. Identification des opportunités d’usage hors-sinistre — préparation, prévention, accompagnement.
Cartographie des dix modules, définition des hiérarchies d’information et des passerelles inter-modules. Construction d’un design system pensé pour absorber la diversité fonctionnelle sans casser la cohérence visuelle. Composants, tokens, patterns d’interaction documentés.
Wireframes des parcours sensibles — déclaration sinistre en 3 étapes, SafeBox catégorisée, accès courtier persistant. Maquettes haute fidélité, prototypes interactifs Figma testés en conditions réelles avec assurés et courtiers.
Protocoles de tests modérés sur chaque parcours critique. Mesure de la complétion sur les tunnels sensibles, ajustements pilotés par les frictions observées, validation finale avec les équipes métier — produit, juridique, courtiers partenaires — avant transmission au développement.
Un écosystème
au service du quotidien.
La création de cette application a permis à Allianz Belgique de proposer un produit mobile à la fois ample et cohérent — couvrant l’ensemble du cycle de vie assurantiel, du contrat quotidien à l’urgence du sinistre.
Le design system livré pose les fondations d’une déclinaison cohérente sur les futurs produits du groupe, et la SafeBox — l’innovation différenciante du projet — fait de l’app un outil de prévention autant que de réaction.
Ce que ce projet
a confirmé.
Concevoir une app d’assurance uniquement pour le sinistre, c’est s’assurer qu’elle ne sera jamais ouverte assez tôt. La vraie valeur d’un produit assurantiel se construit dans les usages quotidiens hors-urgence.
Loin de freiner la digitalisation, le courtier devient un repère humain dans une expérience numérique. Le mettre au cœur du produit a renforcé la confiance plus que ne l’aurait fait son effacement.
Permettre à l’assuré de documenter ses biens avant le sinistre transforme l’app : elle n’est plus seulement un outil de réaction, mais un instrument d’anticipation. Une innovation produit née d’un parti pris de recherche, pas d’une demande client.
Sur un produit à dix modules, le design system est la condition de la cohérence et de la vélocité. Il ne sert pas qu’à designer — il sert à aligner les équipes produit, dev et métier autour d’un langage commun.